{"id":8383,"date":"2012-10-29T17:50:24","date_gmt":"2012-10-29T15:50:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.guizot.com\/fr\/?page_id=8383"},"modified":"2013-09-17T15:11:09","modified_gmt":"2013-09-17T13:11:09","slug":"the-history-of-the-revolution-in-england-or-the-hard-job-of-publishing","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/history\/guizot-and-his-publishers\/the-history-of-the-revolution-in-england-or-the-hard-job-of-publishing\/","title":{"rendered":"4. The History of the English Revolution, or the hard work of a publisher"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>[Pour acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;article en format pdf, cliquer <a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Guizot-editeurs.pdf\">ici<\/a>. Pour le lire en ligne, suivre le cours des pages dans la navigation.]<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, c\u2019\u00e9tait sur un montant substantiel de 60&#8239;000 francs, payables pour chaque titre un tiers \u00e0 la remise des textes et le reste en vingt-quatre mensualit\u00e9s, que Pierre-Paul Didier s\u2019\u00e9tait engag\u00e9. \u00c9chaud\u00e9 par l\u2019exp\u00e9rience, il se fit reconna\u00eetre la pr\u00e9f\u00e9rence pour tout recueil \u00e0 venir d\u2019\u0153uvres politiques, ainsi que pour une nouvelle \u00e9dition de l\u2019<em>Histoire de la civilisation <\/em>lorsque Guizot aurait r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les droits c\u00e9d\u00e9s \u00e0 Victor Masson. En fait, il prit les devants, faisant montre d\u2019un dynamisme jusqu\u2019alors insoup\u00e7onn\u00e9&#8239;: vraisemblablement au d\u00e9but de 1853, il se fit c\u00e9der par Masson, dans des conditions inconnues de nous, les stocks des quatre titres publi\u00e9s par ce dernier entre 1849 et 1851, mais surtout le contrat d\u2019\u00e9dition des volumes 1 \u00e0 4 de l\u2019<em>Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre<\/em>{{1}}[[1]]C\u2019est ce qui ressort d\u2019une lettre de Didier adress\u00e9e \u00e0 G\u00e9nie le 28 avril, donnant un extrait de l\u2019acte de cession consenti par Masson.<br \/>\n[[1]], <a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Revolution-d-Angleterre-181x300.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-8545\" title=\"Etudes biographiques sur la R\u00e9volution d'Angleterre\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Revolution-d-Angleterre-181x300.jpg\" alt=\"Etudes biographiques sur la R\u00e9volution d'Angleterre\" width=\"181\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Revolution-d-Angleterre-181x300.jpg 181w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Revolution-d-Angleterre-619x1024.jpg 619w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Revolution-d-Angleterre.jpg 1401w\" sizes=\"auto, (max-width: 181px) 100vw, 181px\" \/><\/a>avec le consentement de l\u2019auteur qui interrogea au pr\u00e9alable Lenormant sur les conditions exactes dans lesquelles, en 1848, Masson avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 Didier\u00a0; il lui fut r\u00e9pondu que ses instructions avaient \u00e9t\u00e9 scrupuleusement respect\u00e9es{{2}}[[2]]\u00ab&#8239;M. Masson l\u2019a emport\u00e9 sur M. Didier dans une circonstance o\u00f9, vos lettres le t\u00e9moignent, vous avez \u00e9t\u00e9 consult\u00e9 jour par jour.&#8239;\u00bb Lettre de Charles Lenormant du 21 janvier 1853.[[2]]. La voie \u00e9tait ouverte pour reprendre ce grand chantier au 35 quai des Augustins. Rue de la Ville-L\u2019Ev\u00eaque et surtout au Val-Richer, Guizot y travaillait d\u00e9sormais d\u2019arrache-pied. Des brouillons, surcharg\u00e9s de ratures et de modifications, attestent que Guizot a men\u00e9 ligne par ligne la n\u00e9gociation. De son c\u00f4t\u00e9, Didier s\u2019inqui\u00e8te de l\u2019annonce d\u2019une publication prochaine dans la <em>Revue contemporaine<\/em> d\u2019un fragment de l\u2019ouvrage \u00e0 venir, comme Guizot l\u2019avait fait un an plus t\u00f4t avec un extrait intitul\u00e9 \u00ab&#8239;Cromwell sera-t-il roi&#8239;?{{3}}[[3]]\u00ab&#8239;M. Guizot c\u00e8de trop facilement aux sollicitations de MM les \u00e9diteurs de revues (\u2026) Cela nuira \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 la vente des deux volumes desquels vous savez qu\u2019il faut vendre beaucoup pour rentrer dans les frais&#8239;; et puis cela n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune r\u00e9serve, c\u2019est pour ainsi dire une d\u00e9rogation au trait\u00e9, ce serait surtout un pr\u00e9judice pour moi.&#8239;\u00bb Lettre cit\u00e9e du 28 avril 1853.[[3]]&#8239;\u00bb La pr\u00e9-publication de bonnes feuilles dans la presse, dont Guizot \u00e9tait coutumier et qui rempla\u00e7ait les lectures dans les salons, \u00e9tait-elle un instrument efficace de promotion&#8239;? La discussion n\u2019est encore aujourd\u2019hui pas close. Enfin, le 10 mai 1853, l\u2019auteur et l\u2019\u00e9diteur sign\u00e8rent un accord d\u2019une minutieuse pr\u00e9cision. Est d\u2019abord rappel\u00e9e la substance du trait\u00e9 conclu le 24 novembre 1848 entre Guizot et Masson et la fa\u00e7on dont il a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9\u00a0; puis les deux parties prennent acte de la substitution enti\u00e8re et compl\u00e8te de Didier \u00e0 Masson, dont il s\u2019ensuit que Didier publiera les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me volumes de l\u2019<em>Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre <\/em>et versera \u00e0 l\u2019auteur les 20&#8239;000 francs inscrits au contrat Masson. A titre d\u00e9rogatoire de ce contrat, Guizot, \u00ab&#8239;en raison de la consid\u00e9ration personnelle qu\u2019il a pour M. Didier et uniquement dans la vue de l\u2019obliger&#8239;\u00bb, &#8211; l\u2019amour-propre de Didier a d\u00fb une nouvelle fois souffrir de cette pose avantageuse &#8211; consent \u00e0 ce que le paiement s\u2019effectue non pas comptant \u00e0 la remise de l\u2019ensemble du texte, mais par le versement de 4&#8239;000 francs \u00e0 la remise du manuscrit de chacun des volumes 3 et 4, suivis de douze versements mensuels de 1&#8239;000 francs commen\u00e7ant cinq mois apr\u00e8s de la remise du manuscrit du dernier volume. Il est constat\u00e9 que la remise du manuscrit du volume 3 et le versement de l\u2019acompte de 4&#8239;000 francs ont eu lieu. Ainsi le pers\u00e9v\u00e9rant Didier renouait avec une publication qu\u2019il avait prise \u00e0 son compte en 1840. De fait, les deux volumes formant l\u2019\u00a0\u00ab&#8239;Histoire de la R\u00e9publique d\u2019Angleterre et de Cromwell (1649-1658)&#8239;\u00bb, deuxi\u00e8me partie de <em>l\u2019Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre, <\/em>parurent en mars 1854, simultan\u00e9ment \u00e0 Paris et \u00e0 Londres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors commenc\u00e8rent les grandes man\u0153uvres pour la publication de la suite et fin de cette Histoire commenc\u00e9e trente ans plus t\u00f4t. La discussion fut d\u2019une \u00e2pret\u00e9 extr\u00eame, d\u2019autant que, le 15 octobre 1855, Guizot devait r\u00e9cup\u00e9rer la propri\u00e9t\u00e9 de <em>l\u2019Histoire de la civilisation<\/em>, c\u00e9d\u00e9e comme on l\u2019a vu \u00e0 Masson en 1848, et que Didier, fort de son droit de pr\u00e9f\u00e9rence, convoitait \u00e9galement. Editeur et auteur men\u00e8rent pendant plusieurs semaines un bras de fer dont le second, pour finir, sortit plut\u00f4t \u00e0 son avantage. Le 2 f\u00e9vrier 1855, Didier, dans une lettre \u00e0 G\u00e9nie d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9e, r\u00e9capitula les griefs qu\u2019il avait amass\u00e9s&#8239;: mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart grossi\u00e8re et injustifi\u00e9e en 1848 pour l\u2019<em>Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre<a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Charles-Ier-178x300.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-8554\" title=\"Histoire de la R\u00e9volution d'Angleterre. Premi\u00e8re partie. Charles Ier et la R\u00e9volution (1625-1649).\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Charles-Ier-178x300.jpg\" alt=\"Histoire de la R\u00e9volution d'Angleterre. Premi\u00e8re partie. Charles Ier et la R\u00e9volution (1625-1649).\" width=\"178\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Charles-Ier-178x300.jpg 178w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Charles-Ier-610x1024.jpg 610w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Charles-Ier.jpg 1194w\" sizes=\"auto, (max-width: 178px) 100vw, 178px\" \/><\/a><\/em>, d\u00e9pouillement scandaleux de ses droits sur l\u2019<em>Histoire de la civilisation<\/em>, proc\u00e8s co\u00fbteux avec Bri\u00e8re sur <em>les Origines du gouvernement repr\u00e9sentatif<\/em>, volume des <em>\u00c9tudes biographiques<\/em> pay\u00e9 en r\u00e9alit\u00e9 deux fois, tout cela appelait des compensations\u00a0; puis venait le moment des propositions. Sachant que les offres d\u2019autres \u00e9diteurs dont G\u00e9nie a fait \u00e9tat t\u00e9moignent d\u2019\u00a0\u00ab&#8239;une ignorance compl\u00e8te de l\u2019\u00e9conomie de l\u2019affaire&#8239;\u00bb, il offrit 10&#8239;000 francs pour chacun des cinq volumes devant mener le r\u00e9cit de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre de 1660 \u00e0 1688, en ajoutant 5&#8239;000 francs pour le cours d\u2019histoire de 1812. Mais Guizot ne l\u2019entendait pas ainsi. Conversations, brouillons de contrats, visites se succ\u00e9d\u00e8rent. Enfin, le 14 avril, Guizot \u00e9crivit \u00e0 Didier une lettre officielle, rappelant la clause de pr\u00e9f\u00e9rence qu\u2019il lui avait consentie \u00e0 conditions \u00e9gales, et l\u2019informant des offres qui lui \u00e9taient faites par des concurrents&#8239;: 40&#8239;000 francs pour les cinq volumes des 3<sup>e<\/sup> et 4<sup>e<\/sup> parties de l\u2019<em>Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre<\/em> tir\u00e9s \u00e0 5&#8239;000 exemplaires, et 15&#8239;000 francs pour chaque \u00e9dition suivante tir\u00e9e \u00e0 3&#8239;000 exemplaires&#8239;; pour la nouvelle \u00e9dition des cinq volumes de l\u2019<em>Histoire de la civilisation<\/em>, un franc par volume in-8\u00b0 et 50 centimes pour le format in-12\u00b0, sans indication de tirage. Didier \u00e9tait-il dispos\u00e9 \u00e0 s\u2019aligner&#8239;? Il lui \u00e9tait demand\u00e9 de \u00ab&#8239;r\u00e9pondre sans retard&#8239;\u00bb. En bon tacticien, l\u2019\u00e9diteur r\u00e9pondit \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Il rappela \u00e0 Guizot leur tout r\u00e9cent entretien \u00ab&#8239;que vous semblez avoir compl\u00e8tement oubli\u00e9&#8239;\u00bb. Pour les cinq volumes de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre, l\u2019\u00e9diteur offrait 50&#8239;000 francs, l\u2019auteur en r\u00e9clamait 60&#8239;000, sans mention de tirage, donc forfaitairement. Pour compenser ses d\u00e9boires, Guizot offrait \u00e0 Didier 1&#8239;000 exemplaires de l\u2019<em>Histoire de la civilisation<\/em> non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, lui en demandait 5&#8239;000. Au fil de la discussion, on s\u2019\u00e9tait entendu sur les 60&#8239;000 francs et Didier rabattait ses pr\u00e9tentions \u00e0 3&#8239;000 exemplaires. Depuis, silence de Guizot. Didier d\u00e8s lors s\u2019abstient de r\u00e9pondre \u00e0 la lettre du 14 avril, dans l\u2019espoir \u00ab&#8239;que vous reviendrez sur l\u2019intention que j\u2019observe avec chagrin dans votre nouvelle proposition, celle de rompre avec moi&#8239;\u00bb{{4}}[[4]]Lettre du 21 avril 1855.[[4]].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La corde sensible n\u2019\u00e9tait pas de celles dont il fallait jouer \u00e0 l\u2019oreille de Guizot. Le dimanche 22 avril, Guizot exigeait que Didier r\u00e9ponde d\u00e8s le lendemain \u00e0 G\u00e9nie par oui ou par non sur l\u2019exercice du droit de pr\u00e9f\u00e9rence. En fait, les n\u00e9gociations dur\u00e8rent toute la semaine, et le samedi 28 avril, Guizot se f\u00e2cha&#8239;: \u00ab&#8239;Faites savoir \u00e0 Didier qu\u2019il faut que tout soit fini <span style=\"text-decoration: underline;\">lundi prochain<\/span>, avant 1 heure, d\u2019apr\u00e8s mes derni\u00e8res conditions, ou par un <span style=\"text-decoration: underline;\">oui<\/span> ou un <span style=\"text-decoration: underline;\">non<\/span> positifs (\u2026) Je ne changerai pas un iota et je n\u2019attendrai plus un jour.&#8239;\u00bb Il dut attendre encore un peu, et c\u2019est le 12 mai que furent sign\u00e9es deux conventions distinctes<a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-10-p1-212x300.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-8556\" title=\"Contrat Guizot-Didier sign\u00e9 le 12 mai 1855\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-10-p1-212x300.jpg\" alt=\"Contrat Guizot-Didier sign\u00e9 le 12 mai 1855\" width=\"212\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-10-p1-212x300.jpg 212w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-10-p1-726x1024.jpg 726w\" sizes=\"auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/a>. Par la premi\u00e8re, Guizot c\u00e9dait \u00e0 Didier pour douze ann\u00e9es \u00ab&#8239;la jouissance exclusive&#8239;\u00bb, \u00ab&#8239;comme chose lui appartenant en pleine et enti\u00e8re propri\u00e9t\u00e9&#8239;\u00bb et dont il \u00ab&#8239;exploitera la publication et la vente de la mani\u00e8re qu\u2019il jugera le plus conforme \u00e0 ses int\u00e9r\u00eats&#8239;\u00bb, les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me parties de l\u2019<em>Histoire de la r\u00e9volution d\u2019Angleterre<\/em> formant ensemble cinq volumes. Les formules utilis\u00e9es, inhabituelles, paraissent renforcer les droits de l\u2019\u00e9diteur, qui obtient aussi la clause de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019issue de la dur\u00e9e de la cession. En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019auteur \u00e9tait bien servi. D\u2019abord, il obtenait la r\u00e9serve de ses droits pour toutes les langues \u00e9trang\u00e8res, et pas seulement anglaise comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e. Ensuite, le nombre d\u2019exemplaires d\u2019auteur \u00e9tait port\u00e9 \u00e0 cent. Enfin, le prix de 12&#8239;000 francs par volume, payables pour chacun 5\u00a0000 francs \u00e0 la remise du manuscrit et le solde en six \u00e9ch\u00e9ances trimestrielles suivant la publication, \u00e9tait confirm\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Richard-Bentley.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-8558\" title=\"Richard Bentley Publisher\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Richard-Bentley.jpg\" alt=\"Richard Bentley Publisher\" width=\"171\" height=\"290\" \/><\/a>Notons que la stabilit\u00e9 des prix et de la monnaie de l\u2019\u00e9poque permettait cet \u00e9talement des versements sous forme de billets \u00e0 ordre, formule appr\u00e9ci\u00e9e de l\u2019\u00e9diteur pour des motifs de tr\u00e9sorerie et de l\u2019auteur pour la visibilit\u00e9 et la r\u00e9gularit\u00e9 de ses revenus. Le manuscrit du premier volume de la troisi\u00e8me partie \u00e9tait termin\u00e9, et le deuxi\u00e8me en cours d\u2019\u00e9criture. Tous deux parurent en f\u00e9vrier 1856, et peu apr\u00e8s \u00e0 Londres chez Richard Bentley, demeurant 8 New Burlington Street, dans une traduction d\u2019Andrew Scoble consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9fectueuse{{5}}[[5]]Au terme d\u2019un contrat sign\u00e9 le 11 octobre 1852, moyennant 125&#8239;\u00a3, &#8211; une \u00a3 = 25, 20 francs &#8211; , Richard Bentley avait publi\u00e9 la deuxi\u00e8me partie, dans une version tronqu\u00e9e et avec le m\u00eame traducteur, sous le titre <em>History of Oliver Cromwell &amp; the English Commonwealth<\/em>. La troisi\u00e8me partie est intitul\u00e9e <em>History of Richard Cromwell &amp; the Restoration of Charles II<\/em>. La qualit\u00e9 d\u00e9fectueuse de ces \u00e9ditions s\u2019expliquerait par les exigences financi\u00e8res de Guizot, qui auraient emp\u00each\u00e9 de r\u00e9mun\u00e9rer un traducteur de bon niveau. Cf lettre de H. Reeve \u00e0 A. de Tocqueville du 30 janvier 1856, dans Alexis de Tocqueville, <em>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/em>, t. VI, vol.1, Paris, Gallimard, 1954, p. 159.[[5]]. Mais la quatri\u00e8me partie ne devait jamais \u00eatre \u00e9crite. Les six volumes qui constituaient d\u00e9sormais l\u2019\u00e9dition d\u00e9finitive de l\u2019<em>Histoire de la R\u00e9volution d\u2019Angleterre<\/em> furent exploit\u00e9s contin\u00fbment par Didier puis par son successeur \u00c9mile Perrin jusqu\u2019en 1884.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde convention du 12 mai 1855 portait sur l\u2019<em>Histoire de la civilisation en Europe et en France<\/em>, dont la jouissance \u00e9tait garantie \u00e0 Didier dans les m\u00eames termes que pour l\u2019autre contrat, mais cette fois sans limitation de dur\u00e9e. L\u2019\u00a0\u00ab\u00a0indemnit\u00e9\u00a0\u00bb &#8211; terme inusit\u00e9 &#8211; due \u00e0 l\u2019auteur s\u2019\u00e9l\u00e8vera \u00e0 un franc par volume in-8\u00b0 et cinquante centimes en in-12\u00b0, comme l\u2019avait demand\u00e9 Guizot dans sa lettre du 15 avril, arguant d\u2019une proposition analogue. Cependant l\u2019auteur, \u00ab&#8239;prenant en consid\u00e9ration le trouble qui a pu \u00eatre apport\u00e9 \u00e0 M. Didier dans l\u2019exploitation de son <em>Histoire des origines du gouvernement repr\u00e9sentatif<\/em>&#8239;\u00bb, abandonnait ses droits sur 2&#8239;000 exemplaires in-8\u00b0 de l\u2019<em>Histoire de la civilisation<\/em>, ce qui repr\u00e9sentait tout de m\u00eame 10&#8239;000 volumes, et donc 10&#8239;000 francs. Didier, m\u00eame s\u2019il demandait \u00e0 l\u2019origine 5&#8239;000 exemplaires, n\u2019avait donc pas tout perdu. <a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Histoire-civilisation-France-300x252.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-8567\" title=\"Histoire de la civilisation en France\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Histoire-civilisation-France-300x252.jpg\" alt=\"Histoire de la civilisation en France\" width=\"300\" height=\"252\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Histoire-civilisation-France-300x252.jpg 300w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Histoire-civilisation-France.jpg 809w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Ce d\u00e9dommagement serait op\u00e9r\u00e9 progressivement sur les tirages successifs, \u00e9tant entendu que l\u2019\u00e9diteur pourra publier s\u00e9par\u00e9ment le volume de l\u2019<em>Histoire de la civilisation en Europe<\/em> et les quatre volumes de l\u2019<em>Histoire de la civilisation en France<\/em>. Dans ces conditions, pour cette sixi\u00e8me et nouvelle \u00e9dition \u00e0 venir prochainement{{6}}[[6]]L\u2019<em>Histoire de la civilisation en Europe<\/em> reparut en 1856, et l\u2019<em>Histoire de la civilisation en France<\/em> l\u2019ann\u00e9e suivante, avec une nouvelle pr\u00e9face pour chacun des deux ouvrages.[[6]], Guizot ne touchait que 2&#8239;000 francs. Mais il en avait d\u00e9j\u00e0 tir\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment des sommes appr\u00e9ciables et, cette cession \u00e9tant r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e non pas \u00e0 forfait mais en fonction des tirages, lui-m\u00eame et ses h\u00e9ritiers en profiteront largement encore pendant une trentaine d\u2019ann\u00e9es en raison d\u2019un succ\u00e8s qui ne s\u2019\u00e9puisera que lentement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s ces lourdes op\u00e9rations \u00e9ditoriales, qui ont sans doute laiss\u00e9 des traces chez les deux partenaires, Guizot signa encore cinq fois avec Didier, pour des ouvrages de moindre importance dont subsistent trois contrats{{7}}[[7]]Manquent ceux relatifs aux <em>Essais sur l\u2019histoire de France<\/em>, repris par Didier en 1857 dans une neuvi\u00e8me \u00e9dition avec une nouvelle pr\u00e9face, et au <em>Dictionnaire universel des synonymes de la langue fran\u00e7aise<\/em>, dont la quatri\u00e8me \u00e9dition avait paru chez Payen en 1848, et qui est r\u00e9vis\u00e9e par Victor Figarol, professeur de lettres proche ami de Guillaume Guizot. Cette cinqui\u00e8me \u00e9dition fut publi\u00e9e en deux volumes en 1861. Quatre autres suivirent jusqu\u2019en 1885.[[7]]. Entre juin et septembre 1856, Guizot publia en trois livraisons dans la <em>Revue des deux mondes<\/em> une \u00ab\u00a0\u00e9tude d\u2019histoire contemporaine\u00a0\u00bb consacr\u00e9e \u00e0 sir Robert Peel, Premier ministre britannique quand lui-m\u00eame \u00e9tait aux Affaires \u00e9trang\u00e8res. Avant m\u00eame la fin de cette publication, Guizot fut sollicit\u00e9, ou fit en sorte de l\u2019\u00eatre, pour l\u2019\u00e9diter en un volume, en y ajoutant des documents in\u00e9dits en France, et donc \u00e0 traduire. Didier l\u2019emporta sur ses concurrents apr\u00e8s une \u00e2pre n\u00e9gociation, et la convention sign\u00e9e le 24 juillet en porte la marque. Le texte \u00e9tait c\u00e9d\u00e9 pour douze ans au prix de 10&#8239;000 francs s\u2019il repr\u00e9sentait au moins 125 pages de la Revue, et 480 francs s\u2019y ajouteraient par tranche de dix pages suppl\u00e9mentaires jusqu\u2019\u00e0 un plafond de 185 pages, la traduction des documents \u00e9tant rembours\u00e9e \u00e0 hauteur de 500 francs. L\u2019auteur se r\u00e9servait la totalit\u00e9 des droits \u00e9trangers. L\u2019ouvrage parut ainsi \u00e0 la fin de 1856{{8}}[[8]]Il compte 358 pages de texte principal, repr\u00e9sentant 165 pages de la Revue, et 174 pages de documents.[[8]], l\u2019\u00e9dition anglaise suivant peu apr\u00e8s{{9}}[[9]]Memoirs of sir Robert Peel by M. Guizot, Richard Bentley, 1857. Le nom du traducteur ne figure pas sur la page de titre de l\u2019ouvrage. Ce contrat avait \u00e9t\u00e9 conclu d\u00e8s le 17 juin, donc avant l\u2019accord avec Didier, pour 125 \u00a3.[[9]]. Guizot profite de la circonstance pour op\u00e9rer un \u00e9change in\u00e9gal\u00a0: pour les nouvelles \u00e9ditions convenues, Didier lui demande des pr\u00e9faces \u00ab\u00a0qui ne sont pas sans importance, et qui me prennent du temps. Je ne veux pas faire un m\u00e9tier de dupe et prendre cette peine absolument pour rien.\u00a0\u00bb En contrepartie de ces pr\u00e9faces, Didier devra donc effacer une dette d\u2019environ 500 francs d\u2019achats de livres pour le compte de l\u2019auteur. \u00ab&#8239;Si cela ne lui convient pas, point de Pr\u00e9faces&#8239;\u00bb{{10}}[[10]]Lettre \u00e0 G\u00e9nie du 28 juin 1856.[[10]]. Didier fit mine d\u2019en \u00e9prouver du chagrin&#8239;: \u00ab&#8239;J\u2019avoue que j\u2019esp\u00e9rais devoir ces deux morceaux \u00e0 votre seule bonne gr\u00e2ce, mais puisqu\u2019il faut y comprendre cette quittance, je vous la donne, Monsieur, tout enti\u00e8re.{{11}}[[11]]Lettre de Didier \u00e0 Guizot du 14 ao\u00fbt 1856.[[11]]&#8239;\u00bb Ainsi vont les relations entre ces deux Messieurs&#8239;; la litt\u00e9rature est un commerce. En t\u00e9moignent \u00e0 l\u2019envi les tractations pour une nouvelle \u00e9dition des <em>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/em> de Shakspeare &#8211; c\u2019est l\u2019orthographe qui pr\u00e9vaut alors &#8211; sur la base de la vieille traduction de Le Tourneur revue par Guizot et Am\u00e9d\u00e9e Pichot et publi\u00e9e en 13 volumes chez Ladvocat en 1821. En un patois onctueux dont le fond n\u2019a rien perdu en actualit\u00e9, Didier argumente&#8239;: \u00ab&#8239;Menac\u00e9s comme nous le sommes des concurrences avec lesquelles il nous faut bien compter, M. Hachette d\u2019une part, qui fait faire une traduction, de l\u2019autre celle de M. Hugo fils, concurrences d\u2019autant plus s\u00e9rieuses qu\u2019elles s\u2019\u00e9tablissent par le bon march\u00e9, nous nous trouvons dans l\u2019alternative ou d\u2019imprimer votre traduction telle qu\u2019elle est, ou de l\u2019imprimer apr\u00e8s une r\u00e9vision qui vous para\u00eet sans doute n\u00e9cessaire, sorte de sacrifice impos\u00e9 par la concurrence litt\u00e9raire, r\u00e9vision \u00e0 des conditions en rapport avec la situation. (\u2026) Nos habitudes et notre go\u00fbt pour le mieux nous poussent \u00e0 un sacrifice que la n\u00e9cessit\u00e9 doit borner pourtant.{{12}}[[12]]Idem du 30 octobre 1858. Les huit volumes parurent entre 1860 et 1862, et furent r\u00e9imprim\u00e9s trois fois.[[12]]&#8239;\u00bb Tout cela pour dire qu\u2019il ne peut proposer davantage que 4&#8239;000 francs pour une publication en huit volumes. La convention fut sign\u00e9e le 4 d\u00e9cembre 1858 sur cette base, et Guizot mit ses enfants au travail pour \u00ab&#8239;revoir, faire revoir et corriger&#8239;\u00bb la traduction primitive \u00ab&#8239;de mani\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019elle soit exacte et pleinement satisfaisante.&#8239;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-15-210x300.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-8573\" title=\"Contrat entre Guizot et Didier du 17 janvier 1861\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-15-210x300.jpg\" alt=\"Contrat entre Guizot et Didier du 17 janvier 1861\" width=\"210\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-15-210x300.jpg 210w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Contrat-Didier-15-719x1024.jpg 719w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a>La collaboration avec Didier touchait \u00e0 sa fin. Pour achever de s\u2019en d\u00e9gager, Guizot, par contrat du 17 janvier 1861, lui c\u00e9da le droit de publier un recueil de ses discours prononc\u00e9s \u00e0 l\u2019Institut, dans des soci\u00e9t\u00e9s litt\u00e9raires et religieuses et \u00e0 l\u2019occasion de remises de prix, en y ajoutant, pour faire bon poids, trois essais r\u00e9dig\u00e9s en 1826, ce tout h\u00e9t\u00e9roclite sous le titre de <em>Discours acad\u00e9miques<\/em>, \u00ab&#8239;affaire plus honorable que profitable{{13}}[[13]]Lettre \u00e0 Guizot du 12 janvier 1861 de D\u00e9sir\u00e9 Glorian, premier commis de Didier.[[13]]&#8239;\u00bb selon l\u2019\u00e9diteur, et l\u2019auteur \u00e9tait sans doute du m\u00eame avis car il se contenta de 1\u00a0500 francs pour une premi\u00e8re \u00e9dition \u00e0 1\u00a0500 exemplaires in-8\u00b0 ou 1&#8239;000 in-8\u00b0 et 1&#8239;000 in-12\u00b0. <a href=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Courrier-Didier-33-1-193x300.jpg\" class=\"lightbox\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-8571 alignright\" title=\"Courrier de Didier \u00e0 Guizot du 12 janvier 1861\" src=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Courrier-Didier-33-1-193x300.jpg\" alt=\"Courrier de Didier \u00e0 Guizot du 12 janvier 1861\" width=\"193\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Courrier-Didier-33-1-193x300.jpg 193w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Courrier-Didier-33-1-658x1024.jpg 658w, https:\/\/www.guizot.com\/wp-content\/uploads\/Courrier-Didier-33-1.jpg 1624w\" sizes=\"auto, (max-width: 193px) 100vw, 193px\" \/><\/a>En r\u00e9alit\u00e9, ce montant modeste venait en d\u00e9dommagement de l\u2019annulation de l\u2019article 2 du trait\u00e9 du 10 juillet 1850, portant sur le \u00ab\u00a0Fragment de m\u00e9moires personnels\u00a0\u00bb et sur les Discours devant les Chambres dont la publication avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 Didier. C\u2019est que, depuis plusieurs ann\u00e9es, Guizot \u00e9tait requis par d\u2019autres urgences, et sollicit\u00e9s par d\u2019autres \u00e9diteurs, auxquels il avait fait allusion pour faire monter les ench\u00e8res de Didier, et fini par nommer&#8239;: c\u2019\u00e9tait, sans surprise pour ce dernier, Louis Hachette et Michel L\u00e9vy{{14}}[[14]]Sur ces deux personnalit\u00e9s et leurs entreprises, voir, de Jean-Yves Mollier, <em>Michel et Calmann L\u00e9vy ou la naissance de l\u2019\u00e9dition moderne (1836-1891)<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy, 1984, et <em>Louis Hachette (1800-1864)<\/em>, Paris, Fayard, 1999.[[14]], qui se tenaient depuis longtemps en embuscade. Je traiterai du premier dans la derni\u00e8re partie de cette \u00e9tude, puisqu\u2019il fut l\u2019\u00e9diteur de la derni\u00e8re \u0153uvre de Guizot, et la plus profitable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a title=\"Michel Levy entre en lice\" href=\"https:\/\/www.guizot.com\/lhistoire\/francois-guizot-et-ses-editeurs\/michel-levy-entre-en-lice\/\">[lire la suite]<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Pour acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;article en format pdf, cliquer ici. Pour le lire en ligne, suivre le cours des pages dans la navigation.] Ainsi, c\u2019\u00e9tait sur un montant substantiel de 60&#8239;000 francs, payables pour chaque titre un tiers \u00e0 la remise des textes et le reste en vingt-quatre mensualit\u00e9s, que Pierre-Paul Didier s\u2019\u00e9tait engag\u00e9. \u00c9chaud\u00e9 par [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":8357,"menu_order":4,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_robots_follow":"","_seopress_robots_imageindex":"","_seopress_robots_snippet":"","_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_robots_breadcrumbs":"","_seopress_robots_freeze_modified_date":"","_seopress_robots_custom_modified_date":"","_seopress_robots_canonical":"","_seopress_social_fb_title":"","_seopress_social_fb_desc":"","_seopress_social_fb_img":"","_seopress_social_fb_img_attachment_id":0,"_seopress_social_fb_img_width":0,"_seopress_social_fb_img_height":0,"_seopress_social_twitter_title":"","_seopress_social_twitter_desc":"","_seopress_social_twitter_img":"","_seopress_social_twitter_img_attachment_id":0,"_seopress_social_twitter_img_width":0,"_seopress_social_twitter_img_height":0,"_seopress_redirections_value":"","_seopress_redirections_enabled":"","_seopress_redirections_enabled_regex":"","_seopress_redirections_logged_status":"","_seopress_redirections_param":"","_seopress_redirections_type":0,"_seopress_analysis_target_kw":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"footnotes":""},"class_list":["post-8383","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8383","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8383"}],"version-history":[{"count":39,"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8383\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9465,"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8383\/revisions\/9465"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/8357"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.guizot.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8383"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}